[SIZE=7]Mardi 8 mai 2007 [SIZE]
1er jour
Il est 4h du matin. je viens d'écraser un moustique sur le mur de ma chambre, il était rempli de sang, je n'ai pas pris de traitement anti-paludisme et je n'ai aucun médicament. Je suis en sueur, mes bagages ont été égarées à l'aéroport, plus de fringues et plus de lecture. Welcome to India !!
Pourtant tout avait commencé comme dans un rêve : une semaine avant de partir, soirée avec ma copine, soirée avec les potes, des bonnes notes; beaucoup de gens qui ont pensé à moi et m'ont souhaité bon voyage. La veille de mon départ, fête avec quelques uns de mes amis, certains que j'ai pas vu depuis longtemps me disent que j'ai beaucoup changé en mieux, ça fait plaisir. Je me dis que c'était pas inutile tout ce que j'ai fait (même si dans tous les cas c'est jamais inutile). le lendemain je fais mes au revoir à ma famille (j'ai pu voir mon frère et mes petits neveux, ça devait être un cadeau supplémentaire). Bref le dimanche arrive et avec lui le grand jour tant attendu depuis des mois : le départ. Avant de prendre le train pour Paris, je m'installe dans les parcs de la Rochelle, je m'allonge dans l'herbe et je fume un bon pétard : j'ai le soleil et le ciel bleu qui sont au-dessus de ma tête et qui semblent me faire un petit clin d'oeil. Je prends mon train, les 4h qui me séparent de Paris passe aussi vite que le TGV. J'arrive à Paris, j'accède facilement à l'aéroport. Je fais enregistrer mes bagages, l'hotesse me demande si je préfère qu'elles arrivent à Mumbaï ou à Chennaï. Je décide Chennaï vu que c'est ma destination finale, elle me dit que j'aurais pas à me faire de soucis au moins. Elles oublient de coller un papier identificateur sur les bagages, je suis pas censé avoir de problèmes.
Décollage de Paris à destination de Londres. J'ai 40 minutes pour prendre ma correspondance suivante vers Mumbaï. Il y a une queue de folie se faire contrôler à la sécurité. Les 40 minutes me semblent juste, néanmoins j'arrive à prendre ma correspondance in extremis, à 2 minutes près, je passais la nuit en Angleterre. Je me rappelais pas que j'avais pris la classe luxe mais l'avion est vraiment bien équipé : de charmantes hotesses, des lecteurs DVD individuels... C'est juste dommage qu'on reste 1H sur place pour cause de soucis techniques mais bon je suis bien, j'ai juste à me reposer et à attendre... Ah j'apprends qu'on est reparti pour 5ans de droite...
Arrivée à Mumbaï en début d'après midi. Je sens bien que je suis arrivé en Inde, le thermomètre vient de prendre facile 10° depuis l'Angleterre... Enfin pas le temps de plus apprécier les paysages, je dois voler prendre ma prochaine correspondance. Pas de soucis à me faire pour mes bagages, ils sont censés me retoruver à Chennaï. Mais bizarrement quand je veux faire enregistrer mon billet, l'hotesse me dit que la transition des bagages entre Mumbaï et Chennaï ne se fait pas et que j'aurais du récupérer mes bagages. Grosse crise de panique. je retourne où ls bagages étaient censés arrivés : rien. youpi j'ai plus qu'à aller signaler que mes bagages ne sont pas arrivés. Après 10 mionutes de tournage en rond, on m'indique où je dois me présenter. Mon dieu qu'ils parlent ite l'anglais et mon Dieu que je comprends rien à ce qu'ils disent... Le gentil mossieur voyant que je suis pas très doué en anglais me fait passer après tout le monde : il est 13h30, mon prochain avion part dans 1h30 et je ne sais pas où je suis censé aller, j'ai perdu mes bagages avec mes médicaments, mes fringues, mes bouquins et mon appareil photo, il y a 15h que je n'ai pas pu fumer de cigarettes, j'ai soif mais je peux pas boire (c'est pas très indiqué de boire du robinet de l'eau pour les touristes), je comprends rien à ce que les gens me disent et pour couronner le tout j'ai 5h de décalage horaire dans les pattes. Et pour couronner le tout, je n'ai pas de n° d'identification sur mes bagages, je suis obligé de les décrire vulgairement. L'hotesse va chercher mais ne trouve rien... Je suis au bord de la crise de la nerfs, j'ai les larmes qui montent... Mais bon, je me dis que peut-être que mes bagages m'attendent à Chennaï comme c'était prévu et après avoir rempli mon formulaire de perte de bagages, la prochiane étape est de prendre ma prochaine correspondance...
Après une clope, j'essaye de me débrouiller avec mon anglais et ma compréhension approximative (erf j'aurais être plus attentif en cours moi !!), mais finalement j'arrive à me faire enregistrer et je n'ai plus qu'à attendre mon prochain vol. Avec un peu de retard, je pars enfin pour ma destination finale (en tout cas sur mon billet d'avion !!). Une fois à Chennaï, j'attend tout plein d'espoir de récupérer ma valise et ben non elle est pas là non plus... Oh là ça devient vraiment préoccupant là !! Bon je n'ai plus qu'à redéposer une demande mais sans n° d'identification, je me fais pas trop d'illusions... Enfin je sors enfin de l'aéroport et cool mon taxi m'attend. Il fait une chaleur étouffante et y'a une de ces foules... J'en ai pour 2h de route avant d'arriver à Pondicherry... Je comprends mieux ce que disait Pascal sur les taxis en Inde : j'ai cru que j'allais mourir une bonne dizaine de fois. C'est dur à comprendre pour un français le code de la route en Inde pour la simple raison qu'il n'y en a pas : quasiment pas de feux et de passages piétons, pas de panneaux, les gens à 3 sur des motos et pas de casque, on peut doubler par la gauche ou par la droite, des vaches qui se balladent au milieu de la route, pas de ceintures de sécurité, ça part dans tous les sens et y'en a partout... Pour un français habitué à des règles bien établies sur la route, ça fait très bizarre. Il faudrait que je consulte le nombre de morts qu'ils ont sur la route mais le pire c'est que ça a l'air de bien fonctionner. Je peux découvrir le paysage : des bidons-villes sur plusieurs kilomètres, une odeur qui prend rapidement aux narines et de la saleté. Mais le plus étrange, c'est que je me sentais plutot bien (j'espère que c'est pas grace aux anxios !!). Le fait que justement y'a une aussi grande foule, ça donne le sentiment d'amorcer un nouveau départ : personne ne nous connait, plus de honte à avoir pour le passé, on a juste à se concentrer sur le présent. Dans ces moments là, c'est comme si plus rien n'existait. Je ne suis là que pour moi.
Enfin après 2h de route, j'arrive à mon hôtel. C'est une guest-house tenu par un français. Y'a un accès Internet gratuit, on a accès à des massages, la chambre est sympa même s'il fait une chaleur à crever et que y'a pleins de moustiques... Mais voilà je suis enfin arrivé en Inde.
Ps : pour ceux qui veulent voir à quoi ressemble la circulation en Inde
(url]http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/circulation+inde/1[/url]
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1er jour
Il est 4h du matin. je viens d'écraser un moustique sur le mur de ma chambre, il était rempli de sang, je n'ai pas pris de traitement anti-paludisme et je n'ai aucun médicament. Je suis en sueur, mes bagages ont été égarées à l'aéroport, plus de fringues et plus de lecture. Welcome to India !!
Pourtant tout avait commencé comme dans un rêve : une semaine avant de partir, soirée avec ma copine, soirée avec les potes, des bonnes notes; beaucoup de gens qui ont pensé à moi et m'ont souhaité bon voyage. La veille de mon départ, fête avec quelques uns de mes amis, certains que j'ai pas vu depuis longtemps me disent que j'ai beaucoup changé en mieux, ça fait plaisir. Je me dis que c'était pas inutile tout ce que j'ai fait (même si dans tous les cas c'est jamais inutile). le lendemain je fais mes au revoir à ma famille (j'ai pu voir mon frère et mes petits neveux, ça devait être un cadeau supplémentaire). Bref le dimanche arrive et avec lui le grand jour tant attendu depuis des mois : le départ. Avant de prendre le train pour Paris, je m'installe dans les parcs de la Rochelle, je m'allonge dans l'herbe et je fume un bon pétard : j'ai le soleil et le ciel bleu qui sont au-dessus de ma tête et qui semblent me faire un petit clin d'oeil. Je prends mon train, les 4h qui me séparent de Paris passe aussi vite que le TGV. J'arrive à Paris, j'accède facilement à l'aéroport. Je fais enregistrer mes bagages, l'hotesse me demande si je préfère qu'elles arrivent à Mumbaï ou à Chennaï. Je décide Chennaï vu que c'est ma destination finale, elle me dit que j'aurais pas à me faire de soucis au moins. Elles oublient de coller un papier identificateur sur les bagages, je suis pas censé avoir de problèmes.
Décollage de Paris à destination de Londres. J'ai 40 minutes pour prendre ma correspondance suivante vers Mumbaï. Il y a une queue de folie se faire contrôler à la sécurité. Les 40 minutes me semblent juste, néanmoins j'arrive à prendre ma correspondance in extremis, à 2 minutes près, je passais la nuit en Angleterre. Je me rappelais pas que j'avais pris la classe luxe mais l'avion est vraiment bien équipé : de charmantes hotesses, des lecteurs DVD individuels... C'est juste dommage qu'on reste 1H sur place pour cause de soucis techniques mais bon je suis bien, j'ai juste à me reposer et à attendre... Ah j'apprends qu'on est reparti pour 5ans de droite...
Arrivée à Mumbaï en début d'après midi. Je sens bien que je suis arrivé en Inde, le thermomètre vient de prendre facile 10° depuis l'Angleterre... Enfin pas le temps de plus apprécier les paysages, je dois voler prendre ma prochaine correspondance. Pas de soucis à me faire pour mes bagages, ils sont censés me retoruver à Chennaï. Mais bizarrement quand je veux faire enregistrer mon billet, l'hotesse me dit que la transition des bagages entre Mumbaï et Chennaï ne se fait pas et que j'aurais du récupérer mes bagages. Grosse crise de panique. je retourne où ls bagages étaient censés arrivés : rien. youpi j'ai plus qu'à aller signaler que mes bagages ne sont pas arrivés. Après 10 mionutes de tournage en rond, on m'indique où je dois me présenter. Mon dieu qu'ils parlent ite l'anglais et mon Dieu que je comprends rien à ce qu'ils disent... Le gentil mossieur voyant que je suis pas très doué en anglais me fait passer après tout le monde : il est 13h30, mon prochain avion part dans 1h30 et je ne sais pas où je suis censé aller, j'ai perdu mes bagages avec mes médicaments, mes fringues, mes bouquins et mon appareil photo, il y a 15h que je n'ai pas pu fumer de cigarettes, j'ai soif mais je peux pas boire (c'est pas très indiqué de boire du robinet de l'eau pour les touristes), je comprends rien à ce que les gens me disent et pour couronner le tout j'ai 5h de décalage horaire dans les pattes. Et pour couronner le tout, je n'ai pas de n° d'identification sur mes bagages, je suis obligé de les décrire vulgairement. L'hotesse va chercher mais ne trouve rien... Je suis au bord de la crise de la nerfs, j'ai les larmes qui montent... Mais bon, je me dis que peut-être que mes bagages m'attendent à Chennaï comme c'était prévu et après avoir rempli mon formulaire de perte de bagages, la prochiane étape est de prendre ma prochaine correspondance...
Après une clope, j'essaye de me débrouiller avec mon anglais et ma compréhension approximative (erf j'aurais être plus attentif en cours moi !!), mais finalement j'arrive à me faire enregistrer et je n'ai plus qu'à attendre mon prochain vol. Avec un peu de retard, je pars enfin pour ma destination finale (en tout cas sur mon billet d'avion !!). Une fois à Chennaï, j'attend tout plein d'espoir de récupérer ma valise et ben non elle est pas là non plus... Oh là ça devient vraiment préoccupant là !! Bon je n'ai plus qu'à redéposer une demande mais sans n° d'identification, je me fais pas trop d'illusions... Enfin je sors enfin de l'aéroport et cool mon taxi m'attend. Il fait une chaleur étouffante et y'a une de ces foules... J'en ai pour 2h de route avant d'arriver à Pondicherry... Je comprends mieux ce que disait Pascal sur les taxis en Inde : j'ai cru que j'allais mourir une bonne dizaine de fois. C'est dur à comprendre pour un français le code de la route en Inde pour la simple raison qu'il n'y en a pas : quasiment pas de feux et de passages piétons, pas de panneaux, les gens à 3 sur des motos et pas de casque, on peut doubler par la gauche ou par la droite, des vaches qui se balladent au milieu de la route, pas de ceintures de sécurité, ça part dans tous les sens et y'en a partout... Pour un français habitué à des règles bien établies sur la route, ça fait très bizarre. Il faudrait que je consulte le nombre de morts qu'ils ont sur la route mais le pire c'est que ça a l'air de bien fonctionner. Je peux découvrir le paysage : des bidons-villes sur plusieurs kilomètres, une odeur qui prend rapidement aux narines et de la saleté. Mais le plus étrange, c'est que je me sentais plutot bien (j'espère que c'est pas grace aux anxios !!). Le fait que justement y'a une aussi grande foule, ça donne le sentiment d'amorcer un nouveau départ : personne ne nous connait, plus de honte à avoir pour le passé, on a juste à se concentrer sur le présent. Dans ces moments là, c'est comme si plus rien n'existait. Je ne suis là que pour moi.
Enfin après 2h de route, j'arrive à mon hôtel. C'est une guest-house tenu par un français. Y'a un accès Internet gratuit, on a accès à des massages, la chambre est sympa même s'il fait une chaleur à crever et que y'a pleins de moustiques... Mais voilà je suis enfin arrivé en Inde.
Ps : pour ceux qui veulent voir à quoi ressemble la circulation en Inde
(url]http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/circulation+inde/1[/url]